Plusieurs personnes m'ont envoyé via ce Blog des messages manifestant leur crainte de me voir faire le lit de la Droite... Je vais donc m'en expliquer et vous rassurer.
J'ai une histoire d'amour très forte avec le Parti Socialiste pour avoir été un militant de plein air et même responsable de la Jeunesse Socialiste dans les années 80 à l'Université Pierre Mendès France (Grenoble II). Cf. mon livre "Cette France qui refuse notre intégration" Ed. L'Harmattan, 2005.
A ce titre, je revendique avoir fait reculer avec mes amis le gouvernement Chirac de 1986 avec son projet de "loi Devaquet" sur les universités. J'ai créé le mouvement SOS Racisme de Grenoble en 1987 avec des militants de la Jeunesse Socialiste et j'ai combattu activement la politique d'Alain Carignon sur le plan local. Et je pourrai en ajouter beaucoup d'autres... Tous les grands leaders socialistes de passage à l'université de Grenoble m'ont rendu hommage et salué mes qualités. Il a suffit que je demande dès les années 2000, c'est à dire 16 ans après mes débuts, à participer aussi aux responsabilités pour que les mêmes leaders me fassent comprendre que des français comme moi ne peuvent pas participer aux responsabilités et que notre place doit rester uniquement à la base. Trouvez vous que cette position est digne d'un parti qui revendique être le promoteur de la justice sociale et de l'égalité des chances républicaines ?
A Sassenage, je suis l'un des habitants qui a le plus interpelé de façon publique le Maire Christian Coigné sur des questions relatives à la mixité sociale et l'égalité des chances dans les écoles et sur la qualité de l'eau à Sassenage par exemple. Quant au Maire de Fontaine, je l'ai aussi interpelé plusieurs fois sur les questions relatives à la diversité notamment.
Ces deux communes étant les plus importantes du canton, j'estime que faire entendre ma différence auprès de ces deux magistrats faisait de moi un citoyen actif dans une logique civique et républicaine.
Aujourd'hui,
ne voyant aucune issue à l'intérieur des partis politiques, qu'ils soient de Gauche ou qu'ils soient de Droite, j'estime que le moment est venu de rejoindre les 90% des français qui ne sont pas adhérents des partis politiques.
Parlons du canton :
L'élection cantonale est une élection exclusivement de proximité, c'est à dire qu'il est dangereux que les partis politiques fassent main basse sur cette élection d'intérêt local. Vous voyez vous même que un certain nombre de dossiers est en souffrance parce que victime des clivages politiques.
Je suis de conviction socialiste, je ne peux et ne veux pas le nier ! Toute mon histoire citoyenne et universitaire le prouve.
Sur le plan professionnel, j'ai été victime de discrimination à l'embauche y compris par des gens ayant la même sensibilité politique que moi. J'ai résolu le problème en créant mon entreprise en 1990.
Il y a des problèmes qui se posent sur le canton, je les cotoie puisque j'y vis ! Avec pragmatisme et lucidité, je vais y apporter mon énergie pour venir à bout de ces problèmes pour mes enfants et pour nous tous. Je n'exercerai qu'un seul mandat à la fois car je suis viscéralement opposé à leur cumul.
J'y vais pour gagner dans une démarche d'ouverture à la réalité, c'est à dire une résolution des problèmes du canton en associant tous les Maires quelles que soient leurs sensibilités.
Autrement dit, je veux être un élu ouvert qui ne fait le lit d'aucun parti...!
Pour terminer, en entrant en campagne, j'avais souhaité un débat public avec n'importe quel candidat et pour qu'il n'y ait pas d'ambiguité, j'avais même souhaité que le 1er soit le candidat socialiste. Tous m'ont ignoré. Dites moi comment faire aujourd'hui pour prouver la sincérité de ma démarche et mon respect pour la fonction que je souhaite assumer ?